Julian Casablancas : Out Of The Blue
Si j'étais langue de pute (mais vous savez bien que ce n'est pas mon genre !) je dirais que le premier album solo de Julian Casablancas, le leader des Strokes (si y'en a encore qui se souviennent d'eux !), est aussi réussi que sa pochette - visiblement l'inscription pour le concours de la plus moche n'est toujours pas clôturée.
"Aussi réussi que sa pochette" (comprendre "bien merdique" pour ceux qui ne suivent pas !) , c'est ce que l'on se dit aux premières écoutes de ce disque annoncé par certains comme "l'oeuvre pop la plus excitante de cette fin de décennie" (le genre de connerie que l'on risque de lire partout d'ici quelques jours quand le disque sera dans les bacs !).
Ceci dit après quelques efforts, histoire de se convaincre qu'on est quand même pas une tête de con élitiste, on se laisse gentiment prendre par quelques titres, les meilleurs étant malheureusement tous en ouverture de ce Phrazes For The Young ( soit les 3 premiers titres) ce qui ne facilite pas l'approfondissement de la chose. Si on ajoute à ces sympathiques morceaux, celui qui clôture le disque et bien oui, gagné ! on obtient un chouette maxi !
Dans ces 8 titres (va pour une note de 5/10 du coup !) on entend un peu de New Order (l'intro, les synthés et la guitare du single 11th Dimension), du Bowie glam (un peu partout), du Denim ( Left & Right In The Dark, mais comme personne connaît ce groupe on s'en fout !), du Lennon en solo (4 Chords Of The Apocalypse), du Kinks période Muswell Hillbillies (Ludlow St. , par contre , mon p'tit gars, la veste en velours lisse pourpre c'était avant cet album de 71 !)... tout plein de trucs pour un résultat rétro-futuriste, ah ! qu'est-ce qu'on aime ça, le rétro-futurisme, en l'an 2009 !
Pour ma part, cette escapade m'a surtout évoqué celle de Pete Shelley au début des années 80 quand il sortit des disques sans les Buzzcocks !
Le plus grand reproche que l'on puisse faire à cette tête à claques de Casablancas ce sont ses minauderies electro-cheap inutiles, son disque aurait à mon goût bien mieux fonctionné sans ses arrangements 80's (boîte à rythmes et synthés bilibilip).
Quant à sa volonté de fusionner "le côté accrocheur de la musique moderne à la puissance et au sérieux de la musique classique" - j'entends pouffer au fond de la classe - bah ! je vous laisserai juger... "le sérieux de la musique classique", ça fout pas les jetons, ça ???
S'il y'en a que cette vidéo motive, Julian Casablancas sera en concert le 8 décembre prochain au Bataclan, bon courage !
Julian Casablancas : Phrazes For The Young (RCA, 2009)



3 commentaires:
"si y'en a encore qui se souviennent d'eux " Sérieusement ??
On sent comme un énorme ressentiment contre les Strokes et J. Casablancas tout au long de la lecture de l'article.
Tu es sûrement parti avec l'idée que l'album serait mauvais et tu ne lui as clairement pas laissé sa chance.
L'album ne vaut ni "Is This It" ni "Room on Fire" mais c'est tout de même un très bon album.
5/10 c'est quand même pas si mal ! Rappelle-toi quand ton prof de maths te rendait ton interro' avec une pareille note... ah ! tu vois !
Mais si, y en a qui connaisse Denim !
(bon ça fait un moment que j'ai pas écouté....)
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