vendredi 20 novembre 2009

Anders Petersen : Gröna Lund


A l'occasion de l'expo From Back Home, la Galerie Vu a réédité le premier livre d'Anders Petersen, Gröna Lund (du nom de la fête foraine où sont prises les photos), dans une version revue et corrigée par le photographe.

Introuvable, à moins que vous n'ayez 1000 € a débourser, cette réédition, limitée à 300 exemplaires, numérotée et signée par l'auteur de Café Lehmitz, est toujours dispo à la Galerie Vu pour la modique somme de 45 €, si y'en a encore qui hésite...
A noter qu'Anders Petersen est à Paris Photo, qui débute ce jour, pour présenter son nouveau projet City Diary, à paraître chez Steidl.


Anders Petersen : Gröna Lund (Aman Iman Editions, 2009)

jeudi 19 novembre 2009

Daredevil par Frank Miller


Marvel réédite mon comics favori, indisponible depuis plusieurs années, Daredevil : Born Again, avec Mazzuchelli au crayon et Frank Miller au scénar'.
La première page de ce comics est sûrement l'une de mes préférées toutes catégories confondues.
Cet épisode culte est donc disponible dans ce Marvel Omnibus au prix quelque peu élevé (65 €) mais qui comprend 2 autres séries cultes, Love & War dessiné par Bill Sienkiewicz et The Man Without A Fear dessiné par John Romita Jr. Si vous ne connaissez pas vous pouvez y aller les yeux fermés.


Daredevil par Frank Miller (Panini Comics, 2009)

Seth : George Sprott


Publiéi à la fin du printemps chez Drawn & Quaterly, voilà que sort cette semaine la version française de cette splendide bd de Seth, parfait fac similé de l'édition US.
On ne remerciera jamais assez Vincent Bernière pour son travail d'édition chez Delcourt dans sa collection Outsider, consacrée à la bd américaine indépendante.
Gourmand, on attend maintenant avec impatience la traduction de Asterios Polyp de David Mazzucchelli.



Seth : George Sprott (Delcourt, 2009)

Diam's


Putain de merde, quelqu'un va lui fermer sa gueule ?

jeudi 5 novembre 2009

John Hersey : Hiroshima



"... Nul ne se souvient avoir entendu le moindre bruit à Hiroshima quand la bombe a éclaté. Mais un pêcheur qui se trouvait sur sa barque, près de Tsuzu, dans la mer Intérieure, vit l’éclair et entendit une explosion terrifiante. Il se trouvait à trente-deux kilomètres de Hiroshima et, selon lui, le bruit fut beaucoup plus assourdissant que lorsque les B-29 avaient bombardé la ville d’Iwakuni, située à seulement huit kilomètres.

Un nuage de poussière commença à s’élever au-dessus de la ville, noircissant le ciel comme une sorte de crépuscule. Des soldats sortirent d’une tranchée, du sang ruisselant de leurs têtes, de leurs poitrines et de leurs dos. Ils étaient silencieux et étourdis. C’était une vision de cauchemar. Leurs visages étaient complètement brûlés, leurs orbites vides, et le fluide de leurs yeux fondus coulait sur leurs joues. Ils devaient sans doute regarder vers le ciel au moment de l’explosion. Leurs bouches n’étaient plus que blessures enflées et couvertes de pus...

Des maisons étaient en feu. Et des gouttes d’eau de la taille d’une bille commencèrent à pleuvoir. C’étaient des gouttes d’humidité condensée qui tombaient du gigantesque champignon de fumée, de poussière et de fragments de fission qui s’élevait déjà plusieurs kilomètres au-dessus de Hiroshima. Les gouttes étaient trop grosses pour être normales. Quelqu’un se mit à crier : « Les Américains nous bombardent d’essence. Ils veulent nous brûler ! » Mais c’étaient des gouttes d’eau évidemment, et pendant qu’elles tombaient le vent se mit à souffler de plus en plus fort, peut-être en raison du formidable appel d’air provoqué par la ville embrasée. Des arbres immenses furent abattus ; d’autres, moins grands, furent déracinés et projetés dans les airs où tournoyaient, dans une sorte d’entonnoir d’ouragan fou, des restes épars de la cité : tuiles, portes, fenêtres, vêtements, tapis...

Sur les 245 000 habitants, près de 100 000 étaient morts ou avaient reçu des blessures mortelles à l’instant de l’explosion. Cent mille autres étaient blessés. Au moins 10 000 de ces blessés, qui pouvaient encore se déplacer, s’acheminèrent vers l’hôpital principal de la ville. Mais celui-ci n’était pas en état d’accueillir une telle invasion. Sur les 150 médecins de Hiroshima, 65 étaient morts sur le coup, tous les autres étaient blessés. Et sur les 1 780 infirmières, 1 654 avaient trouvé la mort ou étaient trop blessées pour pouvoir travailler. Les patients arrivaient en se traînant et s’installaient un peu partout. Ils étaient accroupis ou couchés à même le sol dans les salles d’attente, les couloirs, les laboratoires, les chambres, les escaliers, le porche d’entrée et sous la porte cochère, et dehors à perte de vue, dans les rues en ruines... Les moins atteints secouraient les mutilés.

Des familles entières aux visages défigurés s’aidaient les unes les autres. Quelques blessés pleuraient. La plupart vomissaient. Certains avaient les sourcils brûlés, et la peau pendait de leur visage et de leurs mains. D’autres, à cause de la douleur, avaient les bras levés comme s’ils soutenaient une charge avec leurs mains. Si on prenait un blessé par la main, la peau se détachait à grands morceaux, comme un gant...

Beaucoup étaient nus ou vêtus de haillons. Jaunes d’abord, les brûlures devenaient rouges, gonflées, et la peau se décollait. Puis elles se mettaient à suppurer et à exhaler une odeur nauséabonde. Sur quelques corps nus, les brûlures avaient dessiné la silhouette de leurs vêtements disparus. Sur la peau de certaines femmes – parce que le blanc reflétait la chaleur de la bombe, et le noir l’absorbait et la conduisait vers la peau –, on voyait le dessin des fleurs de leurs kimonos. Presque tous les blessés avançaient comme des somnambules, la tête dressée, en silence, le regard vide.

Toutes les victimes ayant subi des brûlures et les effets de l’impact avaient absorbé des radiations mortelles. Les rayons radioactifs détruisaient les cellules, provoquaient la dégénération de leur noyau et brisaient leurs membranes. Ceux qui n’étaient pas morts sur le coup, ni même blessés, tombaient très vite malades. Ils avaient des nausées, de violents maux de tête, des diarrhées, de la fièvre. Symptômes qui duraient plusieurs jours. La seconde phase commença dix ou quinze jours après la bombe. Les cheveux se mirent à tomber. Puis vinrent la diarrhée et une fièvre pouvant atteindre 41 degrés.

Vingt-cinq à trente jours après l’explosion survenaient les premiers désordres sanguins : les gencives saignaient, le nombre de globules blancs s’effondrait dramatiquement tandis qu’éclataient les vaisseaux de la peau et des muqueuses. La diminution des globules blancs réduisait la résistance aux infections ; la moindre blessure mettait des semaines à guérir ; les patients développaient des infections durables de la gorge et de la bouche. A la fin de la deuxième étape – si le patient avait survécu – apparaissait l’anémie, soit la baisse des globules rouges. Au cours de cette phase, beaucoup de malades mouraient d’infections dans la cavité pulmonaire.

Tous ceux qui s’étaient imposé un certain repos après l’explosion avaient moins de risques de tomber malades que ceux qui s’étaient montrés très actifs. Les cheveux gris tombaient rarement. Mais les systèmes de reproduction furent affectés durablement : les hommes devinrent stériles, toutes les femmes enceintes avortèrent, et toutes les femmes en âge de procréer constatèrent que leur cycle menstruel s’était arrêté...

Les premiers scientifiques japonais arrivés quelques semaines après l’explosion notèrent que le flash de la bombe avait décoloré le béton. A certains endroits, la bombe avait laissé des marques correspondant aux ombres des objets que son éclair avait illuminés. Par exemple, les experts avaient trouvé une ombre permanente projetée sur le toit de l’édifice de la chambre de commerce par la tour du même bâtiment. On découvrit aussi des silhouettes humaines sur des murs, comme des négatifs de photos. Au centre de l’explosion, sur le pont qui se situe près du Musée des sciences, un homme et sa charrette avaient été projetés sous la forme d’une ombre précise montrant que l’homme était sur le point de fouetter son cheval au moment où l’explosion les avait littéralement désintégrés..."


John Hersey : Hiroshima (Robert Laffont, 1947)

Joe Daly : Dugeon Quest Tome 1


Dungeon Quest c'est un peu comme si Charles Burns sortait un volume de Donjon.



Joe Daly : Dugeon Quest Tome 1 (L'association, 2009)

mercredi 4 novembre 2009

Andy Vérol : L'identité Nationale


« Begdédé » a eu le prix « Renault d’eau » (Billancourt a chaviré)…


On aime que la France soit le pays le plus touristique du monde, mais qu’est-ce qu’ils font chier ces touristes de merde.

L’identité nationale, c’est Besson qui retourne sa veste avec Dutronc, d’une autre façon

L’identité nationale, ce sont les écolos qui boivent du thé et du café quand même (des milliers de kilomètres de mega-paquebots de transport)

L’identité nationale, c’est la collaboration avec Pétain, et le Gaullisme juste le lendemain

L’identité nationale, c’est l’enfant-roi, les parents salariés et cons mais so progressistes,

L’identité nationale, c’est Sartre collaborant avec un parti stalinien,

L’identité nationale, c’est le citoyen fier de vivre dans l’un des pays les plus confortables du monde mais qui refuse de payer ses impôts

L’identité nationale, c’est kiffer le reggae en portant un keffieh en queutant dans la chambre des parents juste au début des vacances d’été

L’identité nationale, c’est « je soutiens les grévistes mais ils me prennent en otage pour pas que j'aille à mon travail que je déteste mais comme je me chie dessus de me faire virer par mon connard de patron, je crache sur la gueule de ceux qui peuvent encore faire la grève: définition exacte de l'identité nationale... »

L’identité nationale, c’est parler comme un hérisson : « il faut voter, c’est un devoir civique et un droit citoyen »

L’identité nationale, c’est s’identifier aux bourgeois qui rédigèrent la Constitution des proprios qui régit la France et pousse à embaucher des dizaines de milliers de policiers et de gendarmes tous les ans pour garantir la sécurité des propriétaires

L’identité nationale, c’est aller s’emmerder à la mairie pour se faire des papiers magnetico-ultra-contrôlés pour voyager aux Etats-Zunis…

L’identité nationale, c’est un peu comme manger du cochon, et traitant tous les déviants de « porcs »

L’identité nationale, c’est être musulman, chrétiens et juif et invoquer la laïcité,

L’identité nationale, c’est pas avant Louis XVI

L’identité nationale, c’est pas l’hôpital qui sauve des vies

L’identité nationale, ce sont des enterrements, et des têtes de cons

L’identité nationale ce sont des flics qui tabassent des français dans la rue

L’identité nationale, ce sont des socialistes, ben voyons

L’identité nationale, c’est trois secondes de réflexion, des yeux rouges

L’identité nationale, c’est la petite partouze devant le cercueil à papa

Ma façon de faire des dons


De chialer ma souffrance auprès des collègues, des « amis », des passants, des riens…


L’identité nationale, c’est pleurer sa race et chouiner son poux,

L’identité nationale, t’as une clope sur-taxé, parce qu’on t’autorise pas le cancer, parce que ça coûte trop cher !

L’identité nationale, c’est chier avec un rouleau de pq rose acheté au supermarché local,

L’identité nationale, ce sont les meufs qui se prétendent libres en jouissant du salaud de service

L’identité nationale, ce sont les mecs qui pensent se vider dans les meufs en pensant, hue l’amour,

L’identité nationale, c’est s’en branler du Durfour 3 – 4 ans après parce qu’on n’en parle plus à la télé

L’identité nationale, c’est faire des manifs quand on perd du pouvoir d’achat, quand on s’en branlait des affamés, aussi cons, des têtes de cons, des histoires de couple, de la rentrée scolaire, des indemnités de licenciements, des clopes qui filent le cancer, des vacances qui rendent con


De l’hymne National qui ne sert à rien… L’identité nationale , c’est mon fion, connards !


L'identité nationale, c'est la culture du "TU ME SUCES OU TU CREVES SALE RACE"

C'est un texte à chier, tu as lu pour rien abruti


Andy Vérol

lundi 2 novembre 2009

James Frey : L.A. Story


Ce n'est pas la première fois que je vous parle de James Frey et de Los Angeles.
Son L.A. Story est un magnifique roman monde sur cette magnifique ville monstre.
Il débute en 1493, nous raconte l'histoire d'Esperanza aux grosses cuisses et aux parents mexicains qui on traversé clandestinement la frontière, des jeunes Dylan et Maddie qui ont fui leur patelin craignos de l'Ohio pour vivre leur amour dans des motels pourris, de Vieux Joe qui bouffent dans les poubelles à Venice Beach, d'Amberton, l'acteur adulé, amoureux de Kevin, ex footballeur, de "John.Guitariste virtuose. Originaire de Cleveland. S'installe à Los Angeles avec son groupe à l'âge de vingt ans. Travaile dans une agence de location de voiture. Vingt neuf ans. (...)
Ron. Bodybuilder. Veut devenir une star ce films d'action. Travaille dans un club de gym. (...)
Jamie. Actrice. Porte un costume de souris. Arrivée à vingt-huit ans, elle en a maintenant trente-huit. (...)
Sarah.
Tom.
Stephanie.
Lindsay.
Jarod.
Danika.
Jose.
(...)"

Des histoires entrecoupées de courts paragraphes sur les fondations de la ville, de longs chapitres sur les autoroutes (la 405, la 101, la PCH...) qui l'entaillent, de donnés sur les gangs ("il y a plus de 1500 gangs à Los Angeles qui comptent approximativement environ 200 000 membres") etc. Une somme impressionnante d'infos sur Los Angeles que James Frey nous livre avec ce préambule " il n'y a rien dans ce livre qui doive être considéré comme exact ou digne de foi".
Il fait ici référence au déboire qu'il a connu avec son premier livre, Mille Morceaux, où il racontait "sa" désintox', qui fit scandale à sa sortie du fait que la critique américaine ne su pas faire la différence entre l'auteur et le narrateur (éternel problème, tout du moins pour les demeurés !) et s'insurgea quand elle découvrit que tout ça n'était pas autobiographique mais purement fabriqué, il sera heureusement sauvé par ses pairs (notamment Bret Easton Ellis, qui l'adouba, et Norman Mailler).
Si Frey éclate ici son récit en mille morceaux pour décrire son personnage principal, la ville elle-même, c'est évidemment pour être au plus proche des fondements même de Los Angeles, une agglomération qui s'étend sur plus de 100km du nord au sud.
Un bon pavé qui donnent l'impression d'avoir été écrit sous speed (on y revient donc !) et qui du coup se lit aussi rapidement qu'on s'enfile un rail de coke ! Mais surtout qui fait de son lecteur un véritable angelin le temps de ses 500 pages.
Passionnant et dans la forme et dans le fond, L.A Story est l'un des grands romans de 2009, sans conteste !


James Frey : L.A. Story (Flammarion, 2009)

dimanche 1 novembre 2009

Lydia Millet : Le Coeur Est Un Noyau Candide


"Le printemps 1945 touchait à sa fin et à Washington les arbres étaient en fleurs quand Hiroshima fut désignée comme cible de la bombe atomique.
Certains des bâtiments où cette décision fut prise étaient bordés de cerisiers pleureurs et de cerisiers Yoshino, plantés là par milliers, offert quelque trente ans plus tôt par l'empire du Japon. de lourdes grappes de fleurs blanches se reflétaient dans les vitres derrière lesquelles on discutait. Elles éclosaient si proches les unes des autres qu'on n'en voyait pas les tiges.
(...)
Les tracts largués sur Hiroshima avant le bombardement étaient limités en nombre et semblables en contenu à ceux qui en d'autres endroits de l'archipel avaient averti de frappes aériennes "conventionnelles". Que le gouvernement du Japon se rende, intimaient-ils, ou ses citoyens connaîtraient encore une fois la puissance de l'arsenal américain.
Nulle mention d'aucune arme nouvelle et dévastatrice, différente de celles qui l'avaient précédée. Nulle mention d'une bombe atomique : il ne fallait pas gâcher la surprise.
(...)
Quant à Nagasaki, bombardée trois jours après Hiroshima, il est établi que des tracts furent largués, annonçant une attaque atomique et exhortant les gens à fuir la ville.
C'est sur la chronologie des événements que porte le débat. Certains survivants soutiennent que les avions américains lâchèrent les tracts seulement après l'attaque, simplement pour que l'histoire en prenne bonne note.
Quoiqu'il en soit, tout le monde s'accorde à reconnaître que ces tracts ont rendu un fier service aux habitants de Nagasaki. Le Japon était pauvre, c'était la guerre, et avec le rationnement, on manquait de papier-toilette."

Ces quelques mots sur Hiroshima et Nagasaki donnent une folle envie de se plonger dans ce roman paru au Cherche Midi dans la collection de Claro, Lot 49, consacrée à la littérature américaine contemporaine de pointe.


Lydia Millet : Le Coeur Est Un Noyau Candide (Le Cherche Midi, 2009)

Ivan Brunetti : Misery Loves Comedy suite


(Cliquez sur les images pour les agrandir !)

Ivan Brunetti déploie dans Misery Loves Comedy une incroyable haine de soi et des autres avec un humour si... comment dirais-je ?... à tel point que ça laisse rêveur !
Au risque de me répéter, voilà une lecture indispensable (l'étape suivante pour vous sera de lire du Mike Diana), qui me donnerait envie de reprendre ma plume pour vous cracher à la gueule en m'auto-mutilant comme à la première période d'Hirsute (dont il ne reste malheureusement plus de traces, because censure de l'hébergeur mais heureusement la Vérol a survécu !)

Hector De La Vallée




jeudi 29 octobre 2009

Yo La Tengo : Nothing To Hide Live



Mon morceau grungy poppy de 2009, Yo La Tengo avait joué une aussi belle version de ce titre chez Taddeï il y a quelques mois !

Julian Casablancas : Phrazes For The Young


Julian Casablancas : Out Of The Blue

Si j'étais langue de pute (mais vous savez bien que ce n'est pas mon genre !) je dirais que le premier album solo de Julian Casablancas, le leader des Strokes (si y'en a encore qui se souviennent d'eux !), est aussi réussi que sa pochette - visiblement l'inscription pour le concours de la plus moche n'est toujours pas clôturée.
"Aussi réussi que sa pochette" (comprendre "bien merdique" pour ceux qui ne suivent pas !) , c'est ce que l'on se dit aux premières écoutes de ce disque annoncé par certains comme "l'oeuvre pop la plus excitante de cette fin de décennie" (le genre de connerie que l'on risque de lire partout d'ici quelques jours quand le disque sera dans les bacs !).
Ceci dit après quelques efforts, histoire de se convaincre qu'on est quand même pas une tête de con élitiste, on se laisse gentiment prendre par quelques titres, les meilleurs étant malheureusement tous en ouverture de ce Phrazes For The Young ( soit les 3 premiers titres) ce qui ne facilite pas l'approfondissement de la chose. Si on ajoute à ces sympathiques morceaux, celui qui clôture le disque et bien oui, gagné ! on obtient un chouette maxi !

Dans ces 8 titres (va pour une note de 5/10 du coup !) on entend un peu de New Order (l'intro, les synthés et la guitare du single 11th Dimension), du Bowie glam (un peu partout), du Denim ( Left & Right In The Dark, mais comme personne connaît ce groupe on s'en fout !), du Lennon en solo (4 Chords Of The Apocalypse), du Kinks période Muswell Hillbillies (Ludlow St. , par contre , mon p'tit gars, la veste en velours lisse pourpre c'était avant cet album de 71 !)... tout plein de trucs pour un résultat rétro-futuriste, ah ! qu'est-ce qu'on aime ça, le rétro-futurisme, en l'an 2009 !
Pour ma part, cette escapade m'a surtout évoqué celle de Pete Shelley au début des années 80 quand il sortit des disques sans les Buzzcocks !

Le plus grand reproche que l'on puisse faire à cette tête à claques de Casablancas ce sont ses minauderies electro-cheap inutiles, son disque aurait à mon goût bien mieux fonctionné sans ses arrangements 80's (boîte à rythmes et synthés bilibilip).
Quant à sa volonté de fusionner "le côté accrocheur de la musique moderne à la puissance et au sérieux de la musique classique" - j'entends pouffer au fond de la classe - bah ! je vous laisserai juger... "le sérieux de la musique classique", ça fout pas les jetons, ça ???



S'il y'en a que cette vidéo motive, Julian Casablancas sera en concert le 8 décembre prochain au Bataclan, bon courage !


Julian Casablancas : Phrazes For The Young (RCA, 2009)

Bazar # 52 : Loubard


Le nouveau numéro de Bazar, signé Loubard, devrait ravir les fans d'heroic fantasy (et Dieu sait qu'ils sont nombreux à venir ici !)... enfin j'espère !




Bazar # 52 : Loubard (F.L.T.M.S.T.P.C. , 2009)

Daisuke Ichiba : Grossesse Nerveuse

Blanquet vient de sortir le nouveau livre de Daisuke Ichiba, Grossesse Nerveuse, qui est sûrement son plus beau (façon de parler !).



Daisuke Ichiba : Grossesse Nerveuse (United Dead Artists, 2009)

dimanche 25 octobre 2009

Andy Vérol : J'aurais du lire les livres de Begbeider...


j'aurais du accepté d'm'inscrire au club de volley, j'aurais du accepté de faire prepa HEC...

j'aurais du voter UMP et bien écouter en cours d'anglais

j'aurais du engrosser la meuf à Didier et passer l'permis bourré

j'aurais du faire des soirées branchées, archi-guindées, j'aurais du me taper des gonz' friquées

j'aurais du lire les livres de Begbeider pour les copier, j'aurais du mettre des décolletés

j'aurais du flinguer mon géniteur taré, j'aurais du finir aux Assises prostré,

j'aurais du me home-trainer, et me body-builder

j'aurais du ovuler... et dans le... j'aurais du me jet-setiser...

j'aurais du me Frédéric Mitterrandiser

j'aurais du me dé-smicariser


Andy Vérol

vendredi 23 octobre 2009

Andy C & DJ Fresh @ Le Bataclan, Paris le 10 novembre 2009

jeudi 22 octobre 2009

Interview de Dario Argento

Vice interviewe dans son dernier numéro ce monstre (au propre comme au figuré), c'est en ligne ici ! Cool !

La plus belle scène qu'il ait réalisée (et cette musique de Goblin !) :

Unknown Artist vs Aphex Twin : Dublicker


Unknown Artist vs Aphex Twin : Dublicker

Un remix dubstep d'Aphex Twin c'est possible ? De préférence Windowlicker ? Ouais ! No problem, c'est parti...


Unknown Artist vs Aphex Twin : Dublicker (Boots, 2009)

Fever Ray Remixes


Fever Ray : If I Had a Heart (Fuck Buttons Remix)

Perso, The Knife, j'en ai rien à carrer alors vous imaginez bien que Fever Ray, le projet solo de la chanteuse ...
Pourtant la garce sait très bien choisir ses remixeurs : des dubsteppers de premier ordre, Martyn et Scuba, ou encore les formidables Fuck Buttons, ces derniers concourant ici pour le meilleur remix de 2009.


Fever Ray : Seven (Martyn Remix)


Fever Ray : When I Grow Up (Scuba's Straight Down Mix)